Tu as surement remarqué que certaines personnes fondent des propos qui ne sont pas en adéquation avec leur comportement. Il est aussi fort possible que tu te sois retrouvé(e) dans une situation embarrassante où tu as dû remoduler ta façon de penser. Ne t’en fais pas, tu n’es pas faible d’esprit, ceci reflète un biais cognitif que l’on appelle la dissonance cognitive ou encore l’ambivalence mentale. Tu trouveras dans cet article toutes les informations nécessaires pour comprendre et appréhender cette dissonance !

  • Mais déjà, la dissonance cognitive, c’est quoi ?

Il s’agit d’un phénomène mis en avant par le psychosociologue Léo Festinger dans les années 50. La dissonance cognitive illustre la contradiction entre certaines pensées et nos actes, entrainant un inconfort psychologique. Son contraire est la consonance positive. Cependant, vous le savez, le corps est bien fait, notre esprit aussi, alors pour nous faire « déculpabiliser », notre inconscient va créer une sorte de stratégie inconsciente dans le but de réduire ce conflit.

Une expérience déroulée par Léon Festinger et Merrill Carlsmith met en avant ce sentiment disharmonieux et ce besoin pour l’être humain d’atténuer celui-ci. Cette étude a démontré que la dissonance cognitive entraine (en plus d’un inconfort psychologique) une recherche d’approbation ainsi qu’un état de comparaison.

  • La dissonance au sein de la société

Le paradoxe de la viande est un cas de dissonance cognitive très connu. Il s’agit d’aimer manger de la viande mais d’un autre côté détester que l’on fasse souffrir un animal pour pouvoir manger (de plus, depuis quelques années, les français achètent de moins en moins leur viande chez le boucher, ce qui rend le phénomène d’autant plus paradoxal). On retrouve une multitude de cas dans ce genre, par exemple, un fumeur qui aime fumer (ou du moins, qui ne cherche pas à arrêter/diminuer) mais qui peut dire tout haut que cette habitude est néfaste pour la santé et peut être à l’origine de cancer.

La dissonance cognitive est également présente dans la célèbre (et cruelle) expérience de Stanley Milgram dans les années 60 (expérience qui avait pour but de savoir jusqu’où pouvait aller la soumission à l’autorité sur quelqu’un d’autre). En effet, quand les participants ont pris conscience de la gravité de leurs actes, certains se justifiaient en expliquant qu’ils sont allés jusqu’au bout car ils se doutaient que tout cela était factice. La dissonance cognitive serait, d’après cette étude, sensible au conformisme.

« Le croyant doit avoir le soutien social des autres croyants. » Léon Festinger

  • Comment se défaire de la dissonance cognitive ?

Parce que chaque personne est confrontée à ce phénomène de façon assez régulière, voici des conseils pertinents pour limiter son apparition :

  1. Avoir confiance en soi : il est important de donner du poids à nos arguments et à nos convictions. Il est également impératif de concevoir que quelqu’un puisse agir différemment et que de ce fait, cela ne doit pas venir impacter ta façon de penser ou un comportement dans une situation précise. Il faut avoir suffisamment confiance en soi pour ne pas se laisser, en quelques sortes, influencer.
  2. Se poser les bonnes questions : Peser le pour et le contre de chaque action qui vous semble inconfortable que ce soit à l’écrit ou à l’oral, permet de clarifier ses idées, ses profondes convictions et, ce qui véritablement est en accord avec nous-même ou non. Ce n’est que lorsqu’on a la vision trouble, que le doute peut s’installer en nous.
  3. Vivre en harmonie : Vivre en harmonie est sans doute la clé pour coordonner ses actes à ses pensées. Je t’invite à aller lire l’article de Dina à ce sujet juste ici !