Aujourd’hui, d’après les chiffres du gouvernement français, il y aurait 14 millions de fumeurs quotidiens ou encore 1,5 millions de consommateurs réguliers de cannabis en France. Il y aurait aussi environ 41 000 décès par an attribuables à l’alcool. Quand on parle d’addiction ou de dépendance, on a tendance à penser à des drogues dites « dures » comme la cocaïne, l’héroïne, mais les addictions ne sont pas que ça. Dans cet article, tu pourras découvrir les termes précis d’addiction et dépendance, voir les différents types d’addictions qui existent ainsi que voir comment on peut les prendre en charge.

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Quelques définitions

Le terme d’addiction et le terme de dépendance sont des termes très proches et sont généralement employés de la même façon.

L’American Psychiatric Association a défini dans le DSM-IV (1994) la dépendance comme « une utilisation inadaptée d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative » avec des caractéristiques comme le besoin de consommer la substance en grande quantité, le temps consacré à l’utilisation et à la recherche de la substance ou encore l’abandon de certaines activités (sociales, professionnelles, loisirs) à cause de la substance.

Le terme d’addiction est donc un autre terme permettant de désigner cette relation de dépendance pour l’individu à une substance. Une citation de Fouquet permet de bien imager cette relation de dépendance : « L’alcoolisme est la perte de la liberté de s’abstenir de l’alcool » (1956).

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Existe-t-il un seul type d’addiction ?

Il existe plusieurs types d’addiction différentes. On peut citer :

  • L’alcool
  • Le tabac
  • Le cannabis
  • Les opiacés (héroïne, morphine)
  • La cocaïne
  • Les amphétamines

Cependant, il existe aussi des addictions sans substances comme les addictions aux jeux (jeux vidéo, jeux d’argent…) ou encore l’addiction au sexe par exemple.

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Comment les traiter ?

Afin de traiter les addictions, la manière la plus efficace est d’aller voir son médecin pour qu’il nous oriente vers un professionnel spécialisé dans le traitement des addictions (médecin, psychiatre, psychologues addictologue…). Généralement des médicaments sont utilisés pour combler la sensation de manque aux molécules (par exemple des patchs de nicotine pour combler au manque de nicotine présent dans le tabac). Sans motivation les traitements ne serviront à rien. Il faut donc être motivé et être prêt à changer son comportement pour pouvoir traiter une addiction.

Pour commencer, on peut utiliser le modèle transthéorique de changement de comportement de Di Clemente et Prochaska de 1984. Ce modèle se compose de 7 étapes au total :

  • La pré-réflexion : ici la personne ne pense pas avoir de problème par rapport à sa consommation et n’envisage pas de changer son comportement
  • La réflexion : ici la personne commence à envisager un changement
  • La préparation : ici la personne se sent prête à changer de comportement
  • L’action : ici la personne est engagée dans le changement
  • Le suivi / maintien : ici, la personne continue dans son changement mais les tentations se font de plus en plus
  • La rechute : ici, la personne peut rechuter, ce qui n’est pas grave
  • La réussite : ici, la personne a réussi à changer son comportement

Afin d’illustrer ce modèle, on peut se baser sur l’arrêt du tabac avec pour question principale « pensez-vous cesser de fumer ? »

Pré-réflexion« Non, pas d’ici 6 mois. »
Réflexion« Oui, au cours des 6 prochains mois »
Préparation« Oui, au cours du prochain mois »
Action« J’ai cessé depuis moins de 6 mois »
Suivi / maintien« J’ai cessé depuis plus de 6 mois »
Rechute« J’ai cessé mais j’ai recommencé »

Ce modèle est une théorie mais chaque accompagnement est individualisé et est propre à chacun. C’est pour ça qu’il est toujours préférable de travailler avec des professionnels pour pouvoir traiter ses addictions, ainsi que d’avoir des proches qui peuvent nous aider tout au long du processus de changement de comportement (ici l’addiction).

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Ainsi donc, plusieurs types d’addictions existent, certaines à des substances et d’autres non. Elles peuvent être traitées de différentes façons avec l’aide d’un professionnel adapté. Certaines addictions sont plus invisibles que d’autres et on ne les remarque pas forcément au premier abord. Si tu souffres d’une addiction, n’ait pas honte de demander de l’aide à un professionnel ou d’en parler à tes proches pour qu’ils puissent t’aider.

Voilà quelques liens qui peuvent être utiles si tu as besoin de renseignement ou que tu veux juste en parler :