Définition :
L’endométriose est une maladie qui n’est pas rare parmi les femmes, mais reste cependant peu connue.L’endomètre est une couche de tissu qui recouvre la paroi utérine. Pour une femme en bonne santé, grâce aux hormones, l’endomètre s’épaissit en prévision d’une éventuelle grossesse. Si la grossesse n’a pas lieu, elle se décompose et saigne : c’est ce qu’on appelle les menstruations, ou dans le langage fréquent, les règles. Dans le cas d’une personne ayant une endométriose, les cellules qui composent l’endomètre migrent en dehors de l’utérus et vont s’installer ailleurs dans le corps, et celles-ci vont donc saigner en dehors de l’utérus mais seront évacuées de la même manière que les règles. Cela provoque des réaction inflammatoires, des lésions, des kystes aux endroits où se trouve le tissu. Le tout peut être très douloureux !

Quel âge ?
L’endométriose concerne généralement les femmes se situant entre les âges de 25 et 50 ans, en sachant que même les adolescentes peuvent elles aussi la subir. Il est rare de trouver l’endométriose chez une femme âgée de plus de 50 ans, puisque cette maladie disparaît spontanément après la ménopause.

Un sujet « tabou » parce que c’est une maladie liée directement aux règles :
Le sujet de l’endométriose est un peu ‘tabou’ dans le sens où c’est une pathologie qui est directement liée aux règles. Les règles ne sont ni un sujet qui est joyeux, ni un sujet qui est discuté tout court, nous pouvons le voir à travers diverses expressions qui ont été inventées pour ne pas l’évoquer. À la télévision lors des publicités, les règles sont représentées comme étant quelque chose d’indolore et peu dérangeant. Par exemple, nous voyons une fille ayant ses règles, portant un short blanc court et qui fait du surf. Elle sourit, est joyeuse et a l’air de passer un bon moment. Les règles ont subit une représentation sociale puisque les publicités font croire aux gens que ça ne fait pas mal, que ça n’a pas du tout l’air de changer votre quotidien, mais c’est faux. Certes, pour certaines femmes cela ne les change pas de leur quotidien, mais pour, plus ou moins la plupart des femmes, c’est un moment qu’elles anticipent négativement. C’est un moment où elles attendent que ça passe, ‘c’est chiant’, même sans endométriose. Les femmes d’un côté, vont avoir du mal à en parler puisque c’est intime, et de l’autre côté, les médecins n’ont pas assez de connaissances à l’égard de l’endométriose.

Cela fait mal ? Quels sont les risques ?
Il n’y a aucune corrélation entre le type d’endométriose et l’intensité de la douleur perçue. L’endométriose n’a pas systématiquement de conséquences pathologiques. Il faut garder en tête qu’une endométriose superficielle peut être très douloureuse en raison de la présence de nombreux nerfs. Cependant, avec l’endométriose, il y a des risques d’infertilité. Nous parlerons plus d’une hypofertilité qu’une infertilité, puisque l’infertilité qui découle de l’endométriose n’est pas toujours définitive. Si jamais un désir de grossesse est attendu, la personne peut avoir recours à la chirurgie et retirer les endroits d’endométriose tout en conservant les ovaires. Tout dépend de l’âge de la patiente, si elle avait déjà fait signe d’infertilité et du conjoint, puisque c’est une intervention chirurgicale qui est lourde. L’endométriose peut également causer des douleurs qui peuvent empêcher ou diminuer les relations sexuelles. Celle-ci peut aussi provoquer des problèmes urinaires avec notamment la présence de sang dans l’urine.

3 types d’endométriose :
– L’endométriose superficielle (ou péritonéale) : l’implantation de cellules endométriosiques sans atteinte profonde.

-L’endométriose ovarienne : l’endométriome ovarien est un kyste de l’ovaire caractérisé par son contenu liquidien couleur chocolat.

-L’endométriose pelvienne profonde : des lésions pénètrent en profondeur sous la surface du péritoine (la membrane qui recouvre la paroi abdominale).

Comment diagnostiquer ?
Il est difficile de diagnostiquer l’endométriose, de par le manque des connaissances des médecins. Beaucoup de médecins pensent qu’il est « normal » de ressentir de la douleur durant les règles: une douleur abdominale et des saignements génitaux. Le diagnostic peut se réaliser grâce à un IRM, mais son accès en France est problématique dû à un matériel en faible quantité et donc obtenir un rendez-vous devient très difficile. On se repose donc sur un examen gynécologique approfondi.

ENDOmind : Qu’est-ce ?
Une association existe afin de sensibiliser le plus de personnes possible sur cette maladie. Elle a été créée en 2014 par 2 personnes atteintes d’endométriose. Plus de 40 bénévoles font partie de cette association et forment une équipe dynamique. Cette équipe se veut de réduire le délai de diagnostic qui est toujours trop longue, ce qui, malheureusement, aggrave les symptômes et diminue la qualité de vie des femmes.

Le lien de l’association est ci-dessous :
https://www.endomind.org/


Ne vous inquiétez pas les filles ! C’est en partageant l’information que l’endométriose va se populariser et ainsi permettre une meilleure et une plus rapide prise en charge des femmes qui en souffrent.