Dès qu’une relation nait, une connexion se crée et dès lors, un sentiment d’attachement apparaît. Il n’existe pas de relation sans attachement. En effet, il est cependant possible que ce sentiment évolue en dépendance affective, mais ce n’est pas une nécessité. Cet attachement peut très bien rester sain et positif. Mais, faut-il encore pouvoir distinguer les deux afin de reconnaître lorsqu’on tombe dans la dépendance et éviter que notre relation devienne toxique. C’est pourquoi dans cet article, on vous aide à y voir plus clair en vous expliquant ce qu’est l’attachement et ce qui se rapproche plus d’une dépendance affective. 

Qu’est-ce que l’attachement ? 

Pour commencer, il est essentiel de définir ce qu’est réellement l’attachement : « Un engagement, sentiment qui lie, unit fortement à quelqu’un », (Bell, et al, 1999). Bowlby lui, décrit l’attachement comme un besoin « primaire », inné, c’est-à-dire ne découlant d’aucun autre et quasi-nécessaire à la survie. Ceci implique que pré-existe à tout apprentissage un sentiment d’affection permanent, caractérisée par le besoin d’un contact ou d’une compagnie, essentiellement maternelle. 

Les origines de l’attachement : 

Ainsworth nous parle de l’attachement comme étant un besoin inné, se manifestant dès notre naissance. Il introduit alors la notion de “base de sécurité », qui désigne le fait que la figure d’attachement représente pour le bébé un support à partir duquel le bébé peut explorer le monde avec confiance. La perception intérieure d’une relation sécure avec la figure d’attachement fonctionne comme un ancrage qui permet au bébé d’activer son système d’exploration. Dans cette ligne d’idée, la sécurité dans l’attachement est définie comme un état de confiance quant à la disponibilité de la figure d’attachement (Ainsworth, et al., 1978). 

Ce serait alors nos toutes premières expériences relationnelles qui seraient responsables d’un développement d’un attachement sain (sécure) ou malsain (insécure). Il existe cependant trois types d’attachements, qu’un individu peut adopter envers une figure d’attachement : sécure, anxieux-évitant (insécure), et anxieux- ambivalent ou résistant (insécure). 

  • L’attachement sécure : un individu qui a développé un attachement sécure pendant l’enfance acquiert un modèle de soi et un modèle des autres positif. Il peut facilement explorer son environnement et exprimer ses besoins lorsqu’il le faut.
  • L’attachement anxieux-évitant : un individu qui a développé un attachement anxieux-évitant présente une indépendance exacerbée. Il peut explorer facilement l’environnement, mais a du mal à exprimer ce qu’il ressent ou ses besoins. Sa stratégie d’attachement est peu activée.
  • L’attachement anxieux ambivalent/résistant : un individu qui a développé un attachement anxieux ambivalent va exprimer ses besoins de façon « bruyante ». Il ressent le besoin d’être rassuré constamment de façon « compulsive » et instantanée. Il a du mal à réguler sa stratégie d’attachement.


Distinction entre attachement et dépendance : 

La distinction fondamentale entre l’attachement et la dépendance intervient, car dans l’attachement, tu n’as pas besoin de la validation de l’autre et d’être constamment regardé et apprécié par lui/elle. Tu arrives à te distancier de ton partenaire et à faire des choses qui ne sont pas forcément en lien avec lui/elle.

Il n’y a pas de rapport de dominance (dominant/dominé), ni de dépendance. Le bien-être, l’estime de toi, la confiance en soi ne sont pas altérés à cause de l’autre, mais sont au contraire facilités et encouragés à se développer. En d’autres termes, la relation t’apporte essentiellement des sentiments positifs et valorisants (même si tout n’est pas tout beau tout rose). 

Signes d’alerte de dépendance affective : 
– Dévalorisation et culpabilisation par soi-même et/ou autrui
– Besoins affectifs importants et non satisfaits
– Chantage de tous types… 

Si tu te rends compte qu’un de ses facteurs sont présents dans une de tes relations, clique ici pour découvrir notre article Di Paradise sur la dépendance affective et avoir des conseils pour éviter de tomber dedans :

Références bibliographiques

Barbey-Mintz, A., Dugravier, R. & Faure-Fillastre, O. (2017). L’attachement, de la dépendance à l’autonomie: Illustrations pratiques. Toulouse, France: ERES. 

Tereno, S., Soares, I., Martins, E., Sampaio, D. & Carlson, E. (2007). La théorie de l’attachement : son importance dans un contexte pédiatrique. Devenir, vol. 19(2), 151-188.

Mottaz, A. & Pyz, A. (2012). Attachement. Dans : Monique Formarier éd., Les concepts en sciences infirmières: 2ème édition(pp. 79-81). Toulouse, France: Association de Recherche en Soins Infirmiers.

Références : Barbey-Mintz, A., Dugravier, R. & Faure-Fillastre, O. (2017). L’attachement, de la dépendance à l’autonomie: Illustrations pratiques. Toulouse, France: ERES.

Tereno, S., Soares, I., Martins, E., Sampaio, D. & Carlson, E. (2007). La théorie de l’attachement : son importance dans un contexte pédiatrique. Devenir, vol. 19(2),151-188.  

Dépendance. (2014). PrimaryCare, 14(12), 195.

Attachement. (s. d.). Attachement. Consulté le 28 novembre 2020.